____________________________ Dis moi comment tu écoutes, je te dirai qui tu es !
 

1- Présentation
2- Physiologie
3- Test d’écoute
4- Rééducation de l'écoute
5- Musique Active Amplifiée
6- Kinésiologie
7- Heilpratiker
8- Rééquilibrage énergétique

Contacts

L'oreille possède deux petits muscles dont on parle rarement.
Ce sont des muscles d'accommodation dont l'être humain joue pour entrer en communication avec le monde extérieur.
Ici le facteur psychologique est déterminant.
Lorsqu'un son parvient à un individu le tout est de savoir si celui-ci désire l'accueillir ou le rejeter, s'il tend l'oreille ou s'il cherche à la relâcher.

Prenons le cas d'un jeune enfant. Qu'un choc affectif surgisse et le monde devient douloureux, pénible.
L'oreille va prendre une fonction de défense : ne plus écouter, voilà une défense facile!
Le pli est vite pris qui déconnecte l'écoute pour mettre la voix de la mère ou celle du père à distance. Que de parents croient user de leur autorité sur une oreille qui ne les entends qu'à peine et ne les écoute plus depuis longtemps.

Malheureusement, comme une jambe mise au plâtre s'atrophie et nécessite une rééducation, les muscles de l'oreille laissés trop souvent ou trop longtemps détendus perdent leur tonicité, et seul un effort permet de les adapter à nouveau.
On dira que l'attention est impossible à fixer, que l'enfant est dans les nuages, qu'il se désintéresse de son travail, qu'il dort dans un coin, ou qu'il est turbulent, insupportable : c'est-à-dire là où on écoute pas.
Et lui même, s'il veut écouter, devra faire un effort. Il le fera dix minutes de temps à autre, ou quand la conversation roule dans le champ de ses préoccupations ou de ses rêveries, mais il ne peut plus le faire spontanément, à longueur de journée. On dit alors qu'il est paresseux... ou qu'il met de la mauvaise volonté.

La courbe d'acuité auditive de cet enfant baisse-t-elle de quelques décibels? " L'oto-rhino " dit que cet enfant entend très bien ! Pourtant parents et instituteurs voient bien que cet enfant entend très bien ! C'est un dialogue de sourds : l'ORL fait de la physio-anatomie, la psychologie ne le concerne pas !
Le problème ne vient pas des oreilles (elles "marchent bien), mais du fait que l'enfant ne s'en sert pas.

Ce n'est pas un audiogramme qu'il faut alors faire, mais un test d'écoute.

LE LANGAGE DES COURBES

Celui-ci se pratique à l'aide d'un appareil dit "hearing-test". Il a pour but de déterminer les seuils d'audibilité en conduction aérienne (CAO) et par conduite osseuse (CO).
Lorsqu'un son grave et un son aigu sont émis à la même intensité, le son grave masque le son aigu. Ceci explique pourquoi une bonne écoute présente une courbe ascendante, l'acuité auditive devant être plus fine pour les aigus que pour les graves.
Pourquoi n'existe-t-elle pas chez tous les individus?
Si les enfants en venant au monde l'ont en potentialité, les drames de la vie, les chiquenaudes affectives, les interdits parentaux et sociaux, et parfois les misères psychologiques, font qu'ils se ferment au monde de l'écoute et de la communication.
Dans son désir de ne plus écouter, l'enfant introduit des distorsions, des fadings, il allonge les circuits de réponse pour pouvoir s'éloigner de ceux qu'il ne veut pas rencontrer.
Puis il reste prisonnier de ses " ficelles ", de ses " trucs " qui lui ont permis, à un moment donné, de se défendre contre les agressions du monde extérieurs.
Sur le plan du test d'écoute, on trouve trois séries de distorsions possibles :

des baisses d'acuité auditive, surtout dans la zone du langage (préférentiellement de 1000 à 3000 hertz dessinant une ou des cuvettes sur la courbe aérienne.

des fermetures de la sélectivité : ---le sujet n'arrive plus à différencier les sons les uns par rapport aux autres pouvant aller jusqu'à confondre p-b, d-t, m-n etc.)

une courbe osseuse passant au dessus de la courbe aérienne :

Le Sujet entend mieux à travers son corps qu'à travers son oreille !
Tout ce qui lui parvient dans ces zones est filtré par son passé psycho-affectif (comme un sujet qui aurait des verres déformant sans le savoir).

La courbe aérienne précise la façon dont le sujet écoute le monde extérieur, et en particulier l'autre qui lui parle.

La courbe osseuse donne des renseignements sur la façon dont le sujet écoute sa vie intérieure, son univers végétatif et psychoaffectif. Des écarts irréguliers entre la conduction osseuse et les conductions aériennes traduisent les dilemmes, les compensations, venus des problèmes de l'intérieur de l'être lui-même.
Ces distorsions de l'écoute, installées quelquefois pendant l'enfance demeurent la plus souvent toute la vie... à moins qu'un traitement ne vienne y porter remède.

Bernard AURIOL